une incroyable diversité

plus de 20 compagnies différentes

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Les officiers de ces sept compagnies constituent l’État-Major (ou COMEX, Comité Exécutif), qui est la cheville ouvrière de toute l’organisation de la Marche.

1. Les Chasseurs à cheval de la Garde : Créés en 1975, ils arborent un uniforme prestigieux comprenant le colback noir, le dolman vert et la pelisse rouge galonnée. Ils sont chargés de placer les différentes compagnies lors du spectaculaire Bataillon Carré. Ils portent le seul « guidon de cavalerie » de l’Entre-Sambre-et-Meuse.

2. Les Grenadiers : Compagnons de la Marche depuis 1770, ils ont pris le nom de « XIVe Brigade » en 1886. Leur uniforme est celui de la Garde impériale napoléonienne, orné des noms de grandes victoires. Leur particularité est le peloton de Sapeurs-Grenadiers, dont les membres portent un tablier de cuir blanc et une hache.

3. Les Mameloucks : Troupe d’élite de l’Empire Ottoman, ils furent incorporés par Napoléon lors de la campagne d’Égypte. La compagnie actuelle s’est formée en 1984 et se distingue par un costume très coloré, incluant le pantalon bouffant (charoual) et le boléro.

4. Les Congolais : Fondés en 1879, ils sont en réalité des tirailleurs algériens mais furent surnommés « Congolais » en raison de l’actualité de l’époque. Ils portent un uniforme à dominante bleue, avec galons jaunes et ceinture de toile rouge.

5. La Musique des Volontaires de Saint-Feuillen : Bien que des instrumentistes soient notés depuis 1671, la fanfare est signalée en 1858. L’uniforme des musiciens est celui des Voltigeurs du Second Empire. Le rôle de Chef de musique est une fonction rare au sein de la Septennale.

6. Les Zouaves : Cette compagnie, la plus ancienne de Fosses-centre (datant de 1858), adopta son costume en hommage à un Fossois revenu de la guerre de Crimée en uniforme de Zouave français. Leur uniforme se caractérise par le boléro bleu foncé et la culotte rouge.

7. Les Tromblons (ou « Hûlaux ») : C’est la dernière compagnie de Fosses-centre dans le cortège. On les surnomme les Hûlaux parce qu’ils font « hurler la poudre ». Ils utilisent le tromblon, un mousquet court à gueule évasée, chargé au maximum pour des tirs particulièrement puissants et bruyants.

La Marche réunit également des compagnies des hameaux et villages formant l’entité fossoise (Aisemont, Bambois, Haut-Vent, Le Roux, Nèvremont, Sart-Eustache, Sart-Saint-Laurent et Vitrival), ainsi que des groupes invités.

Marche de Haut-Vent : Elle a conservé le patronyme de Saint-Feuillen et est réputée pour sa discipline.

Marche Saint-Roch de Sart-Eustache : Elle est notable pour l’existence de son peloton unique de jeunes, les Sans-Culottes.

Marche Notre-Dame d’Aisemont : C’est la seule compagnie à inclure un groupe d’Infirmières de 14-18.

Les Compagnies Invitées : Parmi elles, la compagnie des Zouaves de Malonne occupe une place particulière, car elle est chargée d’ouvrir la procession (dès 3h du matin) et, par tradition, d’être la dernière à fermer la marche en tirant l’ultime salve devant la collégiale, souvent vers minuit.

Groupes à Rôle Spécifique

Les Agriculteurs (Fermiers) : Ils détiennent l’honneur et le privilège de porter les reliques (la châsse et le buste de Saint-Feuillen),. Cette tradition remonte à l’époque où le saint était invoqué pour obtenir de bonnes récoltes et un temps favorable. Lors de l’édition 2019, des agricultrices ont participé au portage des reliques pour la première fois, aux côtés des fermiers hommes.

Les Arquebusiers : Reconstituée en 2012, cette compagnie a pour mission spéciale de former la garde rapprochée des deux reliquaires.

Les Cantinières et Vivandières : Indispensables, elles suivent la troupe pour distribuer la « goutte » (petit verre d’alcool). Elles sont connues pour parcourir deux à trois fois la distance du cortège. Le rôle de cantinière est traditionnellement féminin, et en 2019, la garde rapprochée de Napoléon comptait une cantinière à cheval.

Les Tchôds-Tchôds : Bien que faisant partie du folklore, cette compagnie spéciale n’est pas intégrée à l’État-Major. Elle effectue une sortie le mercredi suivant le grand jour, caractérisée par un esprit de camaraderie et des libations (Calvados, fine, pèket). Leur marche est débridée, à l’inverse de la rigueur militaire du dimanche.