
Patrimoine vivant
La reconnaissance des Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse par l’UNESCO en tant que patrimoine culturel immatériel (en décembre 2012) représente à la fois une forme de protection et une source de défis majeurs liés à la préservation de leur intégrité.
Le compte-à-rebours
est lancé !
Nous y sommes presque. L’air de Fosses-la-Ville frémit, l’impatience commence à se faire sentir, l’effervescence monte, et la ferveur se réveille. Voici enfin l’année particulière qui nous mènera à la Septennale de Saint-Feuillen. Une longue attente qui donne tout son charme à l’événement et permet de conserver des souvenirs forts.
Chaque Fossois, qu’il soit ancien, néo-arrivant, exilé, jeune ou moins jeune, est invité à prendre conscience de l’importance de ce Patrimoine vivant. Nous sommes tous en recherche de ce que nous sommes ; participer en masse à cet événement, c’est se trouver soi parmi d’autres. C’est ne faire qu’un pour Fosses.
La Saint-Feuillen est bien plus qu’une marche ; elle est le plus puissant des vecteurs de réelle cohésion au sein de notre communauté. Elle est l’événement le plus rassembleur à Fosses. C’est un grand moment de partage et un événement fédérateur qui rassemble tous azimuts.
C’est par la transmission, perpétuée de génération en génération, que cet élément de notre Patrimoine peut être recréé en permanence. L’émotion qu’elle provoque est quasi viscérale et crée un incroyable sentiment d’appartenance qui nous unit tous.
Sentons ces petits fourmillements dans les jambes et dans les tripes. Le moment est venu de nous retrouver et de vivre ensemble. En 2026, Fosses aura le cœur qui toque au son des tambours pour rendre honneur à son saint patron.
Préparons-nous : le Patrimoine vivant est l’affaire de toutes et tous !


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Les Risques de l’« Effet UNESCO »
Les experts mettent en garde contre l’« effet Unesco », qui est le risque principal découlant de cette reconnaissance.
• Instrumentalisation Politique et Touristique : Le patrimoine culturel populaire est particulièrement vulnérable face aux intérêts, notamment financiers, et aux transformations que ces intérêts peuvent imposer. La reconnaissance offre une visibilité qui peut être utilisée comme une « carte de visite touristique » par les pouvoirs publics, ce qui génère des retombées économiques et, par conséquent, une « obligation de résultats ». Le milieu politique, qu’il soit local, provincial ou régional, manifeste un intérêt accru pour ce folklore suite à cette mise en lumière, risquant de s’immiscer dans la tradition, pas toujours de la bonne manière.
• Perte de Spontanéité et Scénarisation : Il existe un risque sérieux de voir la manifestation subir une « marchandisation » et une « scénarisation » (mise en spectacle codifiée) alors qu’elle était à l’origine « spontanée et populaire ». Lorsque les marches deviennent « spectacularisées », cela entraîne l’installation de tribunes, de barrières Nadars, et nécessite le soutien de l’administration communale.
La reconnaissance vise à ce que la tradition reste « vivante » et soit transmise, mais elle confronte la communauté à des choix difficiles concernant l’évolution et la documentation.
• L’Équilibre Tradition vs. Événementiel : Il est difficile de maintenir l’équilibre entre l’aspect événementiel (attirer le public, assurer la logistique, la sécurité) et la fidélité à la tradition. L’enjeu est que les valeurs réelles et l’esprit du folklore soient préservés pour les générations futures.
• Le Rôle des Acteurs : Les garants du folklore (membres de comités ou officiers) doivent être « résistants » et aptes à dire non aux propositions qui menacent l’intégrité de la tradition, au risque de voir « l’âme » de leur marche être « vendue au diable ».
• Tradition Orale vs. Documentation : Une préoccupation soulevée est que la tradition orale — considérée comme un « trésor à préserver » — puisse être compromise par l’obligation de laisser des traces écrites ou documentées. L’écriture de la tradition pourrait inciter les jeunes à ne plus écouter « l’ancien », pensant qu’il suffit de lire le livre, menaçant ainsi la transmission vivante du savoir-faire et du sens.

Le Patrimoine vivant est l’affaire de toutes et tous !
